Actualités européennes - Septembre 2026

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Actualités européennes - Septembre 2026

Chaque mois, l'EUROPE DIRECT Bordeaux-Gironde et l'EUROPE DIRECT Poitiers Vienne/Deux-Sèvres te proposent un tour d’horizon de l’actualité européenne pour mieux comprendre les grands enjeux politiques, économiques et internationaux qui concernent l’Union européenne.

Voici les principaux événements et dossiers à retenir pour ce mois de septembre 2026 : 

Le logement est devenu l’une des grandes urgences sociales en Europe. Entre 2010 et 2024, les prix des logements ont augmenté de 53 % en moyenne dans l’Union européenne. Dans certains pays, la hausse est spectaculaire : +231 % en Hongrie, +228 % en Estonie et +179 % en Lituanie.

Aujourd’hui, près d’un ménage européen sur dix consacre plus de 40 % de ses revenus à son logement, un niveau considéré comme critique. Et les jeunes sont particulièrement touchés : plus d’un jeune Européen sur quatre vit dans un logement surpeuplé.

Il faut rappeler que Bruxelles n’a pas directement la compétence pour décider de la politique du logement, car ce sont essentiellement les États, les régions et les collectivités qui construisent, réglementent et financent le logement. Toutefois, l’Union peut agir en apportant de l’argent, en coordonnant les politiques et en incitant les États à construire davantage.

La Commission européenne a ainsi présenté le plan européen pour le logement abordable. L’objectif est notamment d’augmenter l’offre de logements, de soutenir le logement social, d’accélérer la rénovation et de faciliter les investissements.

Un effort financier important est prévu. La Commission indique avoir déjà mobilisé 43 milliards d’euros en faveur du logement. De son côté, la Banque européenne d’investissement doit renforcer ses prêts pour la construction et la rénovation de logements abordables et économes en énergie. Concrètement, l’Europe veut agir sur la qualité des logements. Sa stratégie de rénovation énergétique doit permettre de réduire la précarité énergétique et d’améliorer les bâtiments les plus anciens. Grâce à son action, les nouveaux bâtiments devront atteindre des émissions nulles à partir de 2030.

Le défi reste immense : il faudrait environ 270 milliards d’euros d’investissements par an pour répondre aux besoins en logements sociaux et abordables.

Le message est clair : l’Europe ne peut pas construire elle-même les logements, mais elle veut créer les conditions pour que les États et les collectivités puissent en construire davantage, moins cher et de manière plus durable.

La commission de l’Industrie, de la Recherche et de l’Énergie du Parlement européen a adopté une proposition visant à moderniser les règles européennes relatives aux infrastructures énergétiques transfrontalières (RTE-E). L’objectif est double : renforcer la sécurité d’approvisionnement de l’Union européenne tout en favorisant une énergie plus abordable pour les ménages et les entreprises.

Le texte prévoit une planification plus coordonnée des réseaux d’électricité et d’hydrogène, avec un rôle accru pour la Commission européenne dans la définition d’un scénario énergétique commun. De nouveaux outils doivent également permettre de mieux identifier les besoins en infrastructures et de diriger les investissements vers les secteurs où les réseaux présentent des insuffisances.

Autre priorité : réduire les délais administratifs. Les procédures d’autorisation des projets stratégiques seraient simplifiées et les autorités devraient d’abord vérifier si les réseaux existants peuvent être optimisés ou si des solutions numériques et une meilleure gestion de la demande peuvent éviter la construction de nouvelles infrastructures.

Les députés mettent également l’accent sur la stabilité des prix et l’intégration du marché européen de l’énergie. Le renforcement des interconnexions entre États membres doit permettre de mieux faire circuler l’électricité, de réduire les goulets d’étranglement et, à terme, de limiter les écarts de prix entre les régions. La résilience des réseaux face au changement climatique, leur numérisation et leur protection contre les risques sont aussi davantage prises en compte.

L’enjeu est de disposer des bonnes infrastructures aux bons endroits, sur la base de données solides et d’une planification plus transparente.

Le rapport a été adopté en commission par 56 voix contre 10, avec 9 abstentions. Les députés ont également approuvé l’ouverture de négociations avec le Conseil, sous réserve de la confirmation de cette décision en séance plénière..

En améliorant les interconnexions et en accélérant les investissements, l’Union entend construire un marché de l’énergie plus intégré, plus résilient et potentiellement moins coûteux.

Vendredi 11 septembre a marqué les 25 ans des attentats qui ont frappé les États-Unis.

Depuis cette date, la menace terroriste a profondément changé, mais elle reste une préoccupation majeure pour l’Union européenne.

Pour rappel, l’Europe a été durement frappée depuis le début des années 2000 : Madrid en 2004, Londres en 2005, puis Paris, Bruxelles, Berlin, Manchester ou encore la Catalogne entre 2015 et 2017.

Ces attentats ont progressivement poussé les États européens à renforcer leur coopération : la lutte contre le terrorisme reste d’abord une compétence nationale et ce sont les États qui disposent de leurs services de renseignement et de leurs forces de sécurité. Mais face à des réseaux qui traversent les frontières, aucun pays ne peut agir totalement seul.

L’Union européenne s’est dotée, au fil des années, de différents outils :

  • Le système d'information Schengen permet aux pays de partager des signalements sur des personnes recherchées ou faisant l'objet d'une surveillance.
  • L'agence européenne eu-Lisa gère plusieurs grandes bases de données européennes.
  • L’Europol facilite la coopération entre les polices nationales.
  • Eurojust coordonne les enquêtes entre magistrats européens. Et depuis 2004, le mandat d'arrêt européen permet de faciliter et d'accélérer la remise d'une personne recherchée d'un État membre à un autre.
  • L’Amla, renforce la surveillance du secteur financier face aux risques de blanchiment et de financement du terrorisme.

De plus, depuis la directive européenne de 2016 sur les données PNR, les compagnies aériennes transmettent certaines informations concernant les passagers des vols entrant dans l'Union ou en sortant. L'objectif est notamment de permettre aux autorités d'identifier plus rapidement des profils ou des déplacements suspects.

Après les attentats de 2015 et 2016, l'Union a également renforcé son dispositif avec la création, au sein d'Europol, du Centre européen de lutte contre le terrorisme.

La lutte contre le terrorisme ne se limite plus aux frontières et aux transports, car elle se joue aussi sur Internet. Depuis 2022, les plateformes doivent notamment agir contre la diffusion de contenus à caractère terroriste, et le Digital Services Act, a renforcé plus largement les obligations imposées aux grandes plateformes numériques.

Aujourd’hui l’UE cherche à maintenir un équilibre : détecter les menaces suffisamment tôt, sans renoncer aux libertés individuelles et à la protection des données personnelles.

Le Canada accueille favorablement la proposition d’Ursula von der Leyen d’explorer un statut de « membre associé » de l’UE, dont les contours restent à définir.

Mark Carney, premier ministre du Canada, souhaite renforcer la coopération dans des secteurs clés : énergie, défense, minerais critiques, IA, recherche, numérique, échanges entre citoyens et étudiants.

Prochaine étape : préciser les contours de ce partenariat, notamment lors du prochain sommet UE–Canada.

 

Article mis à jour le 18/09/2026